Touches pas à mon lapin !

Publié le 20 Décembre 2008

Touches pas à mon lapin !

Voilà mon cri du jour !

J'entend partout au boulot des filles qui parlent d'un modèle tendance avec de la fourrure de lapin au col… la mode de l'hiver apparemment. Oui, mais derrière ces gilets fashion que se cache-t'il ?


Rien de plus doux qu'un pull angora, certes. L'angora comme vous le savez provient du poil d'une variété de lapin, élevés pour leur toison. Sa douceur au toucher est telle que l'angora a vite gagné ses lettres de noblesse dans le domaine du fil à tricoter de qualité.

Les lapins sont choisis pour leur toison riches en poil long et soyeux. La pousse du poil s'effectue en 100 jours, et sa récolte est faite à la main par épilation. Et là, mesdames, pour vous épiler quotidiennement vous connaissez les sensations ! Imaginez ces pauvres petits êtres, déshabillés ainsi !

La raison avancée pour l'emploi de cette technique est que le poil reste ainsi vivant et fourni une laine solide qui ne peluche pas ! Et qu'ils sont de meilleure qualité que s'ils étaient rasés. La partie la plus intéressante se situant sur le ventre et les flancs du lapin… les zones sensibles, j'en frémis.

En période de mue, notre ami lapin "angora" peut fournir jusqu'à un kilo de poils par an.


Je regarde mon pull angora de toute nouvelle façon ! Pauvres petits choux.

Touches pas à mon lapin…


Mais le pire, reste à découvrir, lorsqu'on parle de la fourrure de lapin. Comme son coût est faible au niveau production, la mode s'est emparé d'un regain d'intérêt pour elle.


Si l'association ANIMAL, n'avait pas mis le doigt sur les aspects des élevages de lapins destinés à fournir cette fourrure… nous n'aurions pas deviné les conditions effroyables dans lesquels ces lapins sont "mis en cages".

Les lapines sont inséminées de façon artificielle, et une fois qu'elles aient mis bas… on les réinsémine, sans attendre qu'elles reprennent des forces !

Les lapins sont enfermés dans de petites cages grillagées, souillées de déjections, dans la promiscuité ; ils sont victimes de maladies, de difformités dûes au manque de place et d'hygiène. Ainsi maintenus sans espace suffisant pour bouger, leurs membres se déforment, et des manifestations de frustrations apparaissent (morsures, coups). La mortalité est importante. 

Aucun respect de l'animal n'est manifesté, il est jeté tel un paquet dans un espace clos, confiné avant de finir à l'abattoir. Ils sont suspendus à des crochets avant d'être égorgés (certains demeurent encore en vie quelques temps la gorge tranchée).

Ils sont 70 millions à être abattus chaque année (dont 90 à 95% rien qu'en France) !


Une prise de conscience a pris forme du côté des designers et des enseignes de prêt-à-porter en refusant de commercialiser de fourrure (dont celle du lapin) : Zara, Promod, Camaïeu, Redoute, Caroll, Décathlon…


Sachant cela, j'ai pris la décision de faire attention à la provenance et au mode de production des produits (de source animale) que je serais tentée d'acheter ; certes, je suis végétarienne et je ne consomme aucune viande animale mais l'achat d'un pull angora ou d'un gilet à col en fourrure devient sujet à réflexion. De votre côté, vous êtes maintenant en partie informés… ouvrons l'œil sur les produits !


Touches pas à mon lapin…


Alfafa


Rédigé par Alfafa

Publié dans #Bio - éthique & écologie

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