Une toiture végétalisée

Publié le 24 Novembre 2008

Vous avez dû en entendre parler… soit dans Question Maison (sur Arte) ou plus récemment dans les Report-terres (Arte toujours), soit dans vos magazines. Les toitures végêtalisées, vous isolent et vous font économiser de l'énergie !

Qu'est-ce qu'une toiture végétalisée ?
Vous imaginez déjà une prairie sur votre maison, un revêtement en matière végétale… vous n'êtes pas si loin !
Bien évidemment, il y a un revêtement étanche aux intempéries (pluie et humidité) ainsi qu'aux racines. Puis une consolidation de la structure du bâtiment (en béton armé), car l'apport de terre va alourdir un peu.
Une dalle supportant une charge de 200 à 500 kg par m2 est nécessaire.
Enfin la couche de substrat doit être d'au moins 30 cm pour permettre aux plantes de se nourrir. Elle sera composée de pouzzolane, de lave broyée ou de pierre ponce et seulement 10 à 15% de terreau.
Les plantes sont choisies pour leur acclimation spécifique et leur faible besoin en nutriment : sedums, mousses, fleurs de prairies… espèces de montagne.
Une toiture végétalisée peut faire partie d'un projet de construction HQE et participer activement à la démarche d'isolation thermique, au confort de l'habitat et à sa bonne intégration dans le paysage.

Il existe trois types de toiture végétalisée :
1 – le toit en végétalisation intensive, ou terrasse jardin : la couche de terre est épaisse, environ 30 cm et les plantes sont les mêmes que celles qu’on planterait sur le sol lui-même. Pour supporter ce poids, il est obligatoire que le bâtiment ait des supports en béton armé, une dalle solide supportant des charges de 500 à 200 kg par m2 et des systèmes pour prévenir les chutes de personnes.

2 – le toit en végétalisation semi-intensive (ou semi-intensive, on trouve les 2 appellations) : souvent prévu pour un espace décoratif accessible, et qui nécessite une culture un peu compliquée et un sol de 10 à 30 cm d'épaisseur.

3 – le toit en végétalisation extensive : c’est la forme qui se développe le plus depuis 20 ans. En 2006, il s’en est construit 300 000 m2. Comme la couche de terre est moins épaisse (8 /15 cm), la structure du bâtiment peut être plus légère (béton, bois, acier) mais, en revanche, on ne peut pas y faire pousser toutes les plantes. On y trouve plutôt des mousses, des plantes basses, sédum, ... Aujourd'hui, pour la végétalisation extensive, plus légère, on prend des éléments non métalliques étanches thermosoudés ou collés ou encore des bâches plastiques spéciales (parfois avec du feutre antiracine).
Il faut compter entre 30 et 60 € le m2 HTVA pour une toiture végétale en culture extensive.

Nous vous conseillons de faire venir un spécialiste afin de déterminer votre type de structure ( selon la région, l'exposition, la pente du toit, l'aspect, ...), et de faire évaluer les possibilités et budgets à prévoir.
N'oubliez pas de demander un accès au toit afin de pouvoir entretenir ou vérifier l'état du toit (en Europe, ce n'est pas toujours prévu dans le projet).

Quel est l'impact exact ?
- Il prolonge l'étanchéité, car l'humidité va servir aux plantes.
- Il retarde la propagation d'un incendie
- Il attire et nourrit certaines variétés d'animaux : oiseaux, abeilles…
- Il permet des économies d'énergie, jusqu'à 4° en moins.
- Il est naturel et produit de l'oxygène tout en absorbant le CO2.
- Il assainit l'air

Que faire côté entretien ?
L'entretien des toitures végétalisées extensives est limité et nécessite au moins 1 à 3 visites annuelles. En vue d'un accès facile, prévoyez au moment des travaux une échelle fixe ou un accès libre.
L’entretien courant est très réduit (1 à 2 passages par an), mais il est indispensable.
Il permet de vérifier le bon comportement de la végétation et d’effectuer quelques opérations de maintenance :
-  la surveillance des relevés d’étanchéité
-  le dégagement des évacuations pluviales.
-  l'enlèvement des feuilles et des détritus.
-  le désherbage.
-  la fauche ou la tonte, pour la végétation à fort développement.
-  la fertilisation.
-  la maintenance du réseau d’arrosage, s’il y en a un.
Lorsque la végétation est mise en place par des semis ou par une plantation, un entretien spécifique (arrosage, désherbage, ressemis, fertilisation…) est indispensable pendant 12 à 24 mois, période nécessaire pour obtenir une couverture végétale correcte.

Du nouveau :
Il s'agit d'un nouveau matériau mis en place par la société Suntory : le "Pafcal" ! Beaucoup plus spongieux, solide et léger que la terre, ce materiel peut être apposé sur les toits et les murs des immeubles. 450 grammes de "Pafcal" renferment autant d'eau qu'un kilo de terre !
Une fois, répandu sur le toit d'une maison, il permet d'y faire pousser du gazon et des plantes. Ce qui a pour effet de réduire la température de l'intérieur de la maison de 10° au maximum ! Et de réduire la pollution !
Pour la ville de tokyo, la généralisation de ce système mis en place par Suntory peut être une solution pour atténuer les problèmes environnementaux. Le fonctionnement massif des climatiseurs ayant été un facteur d'aggravation de la canicule ambiante.


Mettons du vert sur notre tête ! Imaginez une ville verte…
Si ce concept est encore peu courant, il est déjà utilisé à titre expérimental sur certains toits d'immeubles en vue d'une économie d'énergie.

Alfafa

sources et infos supplémentaires :
www.ecohabitation.com/guide/toits_vegetaux/index.php
www.adivet.net/

une liste de fournisseurs… via le site d'adivet :
www.adivet.net/fournisseurs-de-systemes-de-vegetalisation.html

Rédigé par Alfafa

Publié dans #Bio - éthique & écologie

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